QUAND VOUS CHOISISSEZ L’ULTRA-DISTANCE, VOUS CHOISISSEZ BIEN PLUS QU’UNE LIGNE D’ARRIVÉE

Et certains défis ne commencent même pas sur la ligne de départ.

1 099 km · 25 866 m de dénivelé positif · 61 h 21 min

Ils commencent bien avant : au moment où vous décidez de suivre une route, simplement pour découvrir où elle vous mènera.

Du 28 juin au 2 juillet, Berna a traversé les Pyrénées, de Pasaia, au Pays Basque, jusqu'à Llançà, en Catalogne. Cinq jours, 1 099 kilomètres et plus de 25 000 mètres de dénivelé positif, en franchissant quelques-uns des cols les plus emblématiques de la chaîne.

Mais ce n'est pas seulement une nouvelle histoire d'ultra-distance.

C'est notre façon de vivre le cyclisme.

C'est Tactic.

Le parcours était le véritable objectif

Berna n'a pas pris le départ pour gagner. Il est parti pour vivre une expérience inoubliable.

"On traverse les Pyrénées en enchaînant des routes extraordinaires. Et à chaque col franchi, on se rapproche un peu plus de chez soi."

Voilà ce qui le motivait. Ni le chronomètre. Ni le classement. Seulement le privilège de parcourir l'un des plus beaux itinéraires que l'on puisse vivre à vélo.

Quand la montagne prend le dessus

La Transpyrenees n'a épargné personne.

Brouillard, pluie, pentes impitoyables, rafales de vent si violentes qu'elles obligeaient à descendre du vélo, et des heures sans trouver ni nourriture ni eau.

Il y a eu des moments où la seule option était de s'abriter derrière une voiture garée… puis de repartir.

Parce que dans une aventure comme celle-ci, tôt ou tard, il n'y a qu'une seule façon d'avancer.

Résilience : Dormir moins. Manger quand on le peut. S'adapter.

Après une première journée incroyablement difficile, la deuxième a commencé par un moment aussi banal qu'inoubliable : une sieste de quatre-vingt-dix minutes dans le hall d'un distributeur automatique de billets, en attendant l'ouverture du premier café du village.

Puis sont arrivés des cols mythiques comme le Tourmalet, le Peyresourde, le Portillon, le Pla de Beret et le Coll de Pradell. Des ascensions où une chaleur écrasante pouvait laisser place à un froid glacial en quelques minutes, et où la douleur cessait peu à peu d'être un ennemi pour devenir une partie du voyage.

"On finit par s'habituer à la douleur", dit-il.

Il y a aussi eu ces moments qui rappellent qu'aucune grande aventure ne se vit vraiment seul : partager une chambre avec d'autres cyclistes venus de Barcelone, des conversations inattendues et cette camaraderie qui n'apparaît que lorsque tout le monde poursuit le même objectif.

Les derniers kilomètres

La dernière journée réservait encore 313 kilomètres.

À environ 90 kilomètres de l'arrivée, le reste du groupe a décidé de s'arrêter. Berna a poursuivi seul. Non pas pour prouver quoi que ce soit. Simplement parce qu'il savait qu'il atteindrait la Méditerranée ce jour-là.

Le dernier col était Sant Pere de Rodes. Une route qu'il connaissait parfaitement. Un lieu chargé de sens. Il a traversé le monastère dans une solitude totale. Après plus de mille kilomètres, il ne restait plus que lui, son vélo et la mer qui l'attendait au bout de la descente.

Berna n'a pas participé à la Transpyrenees pour gagner. C'est peut-être la meilleure définition du cyclisme d'ultra-distance. Il ne s'agit pas d'être le plus rapide. Il s'agit d'affronter chaque obstacle, de s'adapter lorsque c'est nécessaire et de trouver la force de continuer à pédaler.

Chez Tactic, ce sont ces histoires qui nous inspirent, parce qu'elles incarnent ce que nous sommes. Pas de grands discours. Seulement de la constance, de l'engagement et la volonté de faire les choses correctement, kilomètre après kilomètre.

Parce qu'au final, les plus grandes aventures sont celles qui vous emmènent bien au-delà de la ligne d'arrivée.